Vers des LED organiques phosphorescentes plus performantes
Seconde génération de LED organiques (OLED pour Organic Light-Emitting Diode), les PhOLED fonctionnent par émission de phosphorescence. De nouvelles générations de matrices hôtes pourraient permettre d’augmenter leur stabilité et leur efficacité.
Smartphones, tablettes ou téléviseurs, les LED organiques, ou OLED (pour Organic Light-Emitting Diode), sont très présentes dans l’affichage électronique. Elles représentent les nouvelles générations d’afficheur et possèdent un rendement pouvant théoriquement aller jusqu’à 100 % de l’énergie électrique injectée émise sous forme de lumière. La lumière de l’OLED peut être émise selon différents mécanismes photophysiques comme la fluorescence ou la phosphorescence.
« Les OLEDs phosphorescentes ou PhOLED forment la seconde génération d’OLED, explique Cyril Poriel, directeur de recherche CNRS à l’Institut des sciences chimiques de Rennes
Le défi des lumières bleues et blanches
Cyril Poriel et son équipe, qui travaillent notamment avec des chercheurs de l’université de Soochow (Chine) et de l’Institut d’électronique et des technologies du numérique
Dans les PhOLED, on retrouve deux électrodes, une à chaque extrémité, des couches de matériaux qui aident au transport de charge et, au cœur de tout cela, la couche émissive de lumière. Celle-ci est constituée d’un matériau émetteur, l’invité, dispersé dans un semi-conducteur organique, l’hôte. Cette matrice hôte est très importante car elle dirige notamment les transferts d’énergie dans le dispositif.