Nadia MahitukuIngénieure projet « retour à l’emploi »
Ambassadrice la Science taille XX elles, édition Pays de la Loire
D’origine polynésienne, Nadia Mahituku est ingénieure d’études à l’Inserm, au sein de l’Institut de recherche en santé, environnement et travail
Après un bac scientifique, Nadia Mahituku se présente aux concours d’infirmière, dont celui de l’armée, dans un environnement familial marqué par l’engagement militaire. Bien qu’admise, elle s’investit en parallèle dans l’éducation populaire et l’animation socioculturelle et obtient un BPJEPS
En 2025, elle rejoint l’Inserm pour ce qu’elle qualifie de "poste pépite". Engagée dans un diplôme universitaire de patiente partenaire, ses travaux portent sur le partenariat en santé, du dialogue à la co-construction, afin de faciliter les liens entre patients, professionnels de santé et employeurs. Elle résume ainsi le cœur de sa démarche : « la place du patient dans le parcours de soins n’est pas simple. Se poser la question, scientifiquement, est important pour une santé plus démocratique. Je cherche ainsi à identifier les actions à mener par ces patients partenaires dans le cadre d’un retour à l’emploi des personnes atteintes par un cancer. » Son engagement dépasse le champ académique ; elle agit pour l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap, participe au Rallye des Roses 2026 avec l’équipage Ninja Boobs, et s’inscrit dans un collectif national de patients experts engagés. Trop investie ? « Non, vivante ! Si je n’avais pas été malade, je n’en serais pas là. Je me suis fait une promesse, être au service des autres. ».
Attentive aux parcours de confiance et d’affirmation, elle adresse ce message aux jeunes générations : « on hésite, on pense que ça n’est pas notre place en tant que femme mais aussi en tant que mère. Ne laissez personne définir la taille de vos rêves ! Qu’on vienne des Outre-mer, de Bretagne ou d’ailleurs, qu’on ait un corps cabossé ou une trajectoire atypique, on peut devenir chercheuse, ingénieure, patiente-chercheuse, et changer le monde. » Nadia Mahituku aime rappeler cette phrase de Saint-Exupéry, « pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible ».