Matériaux et systèmes biologiques vont bénéficier de photochromes optimisés

Résultat scientifique

Présents par exemple dans les verres à teinte variable de certaines lunettes, les photochromes sont des molécules organiques capables de passer d’une forme à une autre sous irradiation lumineuse. Les deux formes, linéaire ou cyclique par exemple, présentent des propriétés différentes, notamment de solubilité, viscosité, polarité, etc., qui permettent de moduler des propriétés de matériaux ou de systèmes biologiques.

Un avantage dans les domaines du textile (lutte contre la contrefaçon, décors changeants), de l’ophtalmologie (lunettes, vitres « intelligentes »), de la cosmétique (maquillages changeants, crèmes anti-UV), du stockage optique (mémoires optiques) mais aussi de la médecine (traitement de maladies neurologiques par neuromodulation, par exemple).

Cependant, les photochromes actuellement utilisés présentent plusieurs défauts : la plupart utilise notamment la lumière ultraviolette pouvant endommager les zones irradiées. Ils sont aussi fragiles et la différence entre les rayonnements nécessaires pour passer d’une forme à l’autre est trop faible pour garantir une bonne sélectivité.

Ce sont justement ces défis qu’a relevés un consortium international de scientifiques impliquant le laboratoire CEISAM (CNRS/Université de Nantes). Les scientifiques ont mis au point une toute nouvelle classe de photochromes : ces « iminothioindoxyls » (ITI) absorbent dans le visible, limitant ainsi la photodégradation des tissus cellulaires ou des matériaux, et sont faiblement sensibles à leur environnement.