Comment l’agriculture a-t-elle transformé le génome de notre plus vieil ami, le chien ?
En étudiant des spécimens anciens de chiens européens et asiatiques, des chercheurs de l’Ecole normale supérieure de Lyon, du Muséum national d’histoire naturelle et de l’Institut de génétique et de développement de Rennes, révèlent que, contrairement à leur ancêtre le loup, les chiens ont acquis la capacité de digérer l’amidon à la suite de la duplication du gène Amy2B, il y a au moins 7000 ans.
Cette aptitude coïncide avec une étape ancienne du développement de l’agriculture et reflète une adaptation à un changement alimentaire. Cette étude publiée le 9 novembre 2016 dans la revue Royal Society Open Science, constitue un exemple de co-évolution et reflète l’influence de la culture humaine sur le génome des premiers chiens.