De nouvelles architectures moléculaires pour déposer des molécules magnétiques sur une surface
Pour stocker l’information à l’échelle moléculaire, il est nécessaire de former des dépôts stables de molécules magnétiques sur des surfaces. Des scientifiques de l’Institut des sciences chimiques de Rennes (CNRS/Université Rennes 1/ENSCR/INSA Rennes), de l’Institut de physique de Rennes (CNRS/Université Rennes 1) et de l’Université de Florence (L.A.M.M., Italie) sont ainsi parvenus à déposer des nanotubes moléculaires magnétiques à base de chaines-aimants. Ces objets innovants pourraient être intégrés dans des dispositifs de stockage de l’information binaire
Les matériaux magnétiques moléculaires sont des objets innovants qui pourraient permettre le stockage d’information binaire, voire quantique, à une échelle très réduite. Par exemple, une molécule-aimant est un aimant formé d’une seule molécule dont l’aimantation, sous l’action d’un champ magnétique, peut présenter deux états. Il est possible de passer réversiblement d’un état à l’autre ce qui confère à cette molécule-aimant un effet mémoire. Hélas, ces objets sont fréquemment victimes de mécanismes de relaxations magnétiques parasites qui leur affecte leur mémoire intrinsèque. De plus, une fois déposées sur surface, leur interaction avec celle-ci peut significativement diminuer leurs performances.
Des scientifiques de l’Institut des sciences chimiques de Rennes (CNRS/Université Rennes 1/ENSCR/INSA Rennes), de l’Institut de physique de Rennes (CNRS/Université Rennes 1) et de l’Université de Florence (Italie) ont utilisé la faculté de certaines chaines-aimant