Rôle cléf des argiles lors du méga-séisme de Tohoku

Résultat scientifique Terre et Univers

Une expédition internationale de recherche (JTRACK) du programme IODP impliquant des scientifiques des unités mixte de recherche  GéoRessources, de l’ISTerre, de Géo-océan et de Géosciences Montpellier, a mis en lumière de nouveaux éléments expliquant pourquoi le séisme survenu en 2011 au nord-est du Japon s’est comporté de manière aussi inhabituelle, générant un gigantesque tsunami qui a dévasté les communautés côtières ainsi que la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. 

L’étude publiée en décembre 2025 dans la revue Science révèle qu’au niveau de la fosse du Japon, la lithostratigraphie, étude de l’empilement sédimentaires, détermine à l’avance l’emplacement de la faille, qui se localise sur une mince couche d’argile pélagique comprise entre deux matériaux plus rigides. Cette couche mécaniquement très faible et ce contraste de rigidité ont permis au séisme de se propager jusqu’à la fosse, provoquant un glissement superficiel de 50 à 70 mètres, déplaçant de vastes portions du plancher océanique. 

L’échantillonnage répété de cette zone de faille a mis en évidence l’omniprésence de cette couche d’argile, malgré les variations d’architecture de la zone de faille à l’échelle de la dizaine de mètres. Cette couche d’argile s’étendant sur des centaines de kilomètres le long de la fosse du Japon, la région pourrait être plus sujette aux séismes à glissement superficiel qu’on ne le pensait auparavant.

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