Aurélie BernardIngénieure en analyse chimique
Ambassadrice la Science taille XX elles, édition Pays de la Loire
Aurélie Bernard est ingénieure de recherche du CNRS au laboratoire Chimie et interdisciplinarité : synthèse, analyse, modélisation
Aurélie Bernard est une enquêtrice un peu particulière : grâce à la spectroscopie RMN, elle sonde la matière à l’aide de très gros aimants. Cette technologie cousine de l’IRM
Aurélie Bernard a toujours été attirée par les sciences, particulièrement la biologie et la génétique. Elle passe un bac scientifique puis se lance dans un DEUG en sciences de la vie, à la faculté des sciences de Nantes. C’est au cours de ses études, à l’Institut universitaire professionnalisé (IUP) en chimie-biologie qu’elle découvre la RMN, « une technique que j’ai immédiatement adorée ». Après 13 ans passés en région parisienne, où elle prend la responsabilité de la plateforme RMN de l’Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM)
Au fil de sa carrière, son regard sur les femmes en sciences s’est affiné. « Plus on monte dans la hiérarchie, moins on observe de femmes. Il est important que les jeunes filles puissent réaliser que les femmes aussi peuvent s’épanouir en sciences et contribuer à la recherche scientifique, au même titre que les hommes ». Pour elle, qui échange régulièrement avec des étudiants et des étudiantes afin de faire découvrir son métier, « je ne suis pas une star de la recherche mais il est fondamental de montrer tous les visages, de l’ingénieure à la chercheuse ! ».